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L'école s'est engagée en juin 2007 dans le projet «Détection + Intervention Précoces» (D+IP), un projet lancé par l'Office fédéral de la santé publique et le Réseau suisse d'écoles en santé. Le but de ce projet est de mettre en œuvre une gestion cohérente des problèmes fondée sur des compétences. L'école est accompagnée dans sa démarche par un service spécialisé; pour nous il s'agit de l'association REPER, par l'intermédiaire de Mme Liliane Galley Antille.
L'équipe EG a proposé au corps enseignant d'articuler ce projet autour de trois axes:
- Les élèves qui ont régulièrement des retenues à cause de leur comportement inadéquat en classe.
- Les élèves qui « explosent » en classe.
- Les élèves pour qui il y a suspicion de consommation de produits psychotropes.
Les thèmes 1 et 2 ont remporté une grande adhésion des enseignants et ont constitué la base de la réflexion.
Le CAFE BELLU, décembre 2007
Cette matinée pédagogique a été consacrée à la problématique de la Détection et Intervention Précoces.
Les questions suivantes ont servi de base à la réflexion:
- pour vous enseignants, qu'est-ce qu'un jeune vulnérable ?
- que souhaiteriez-vous changer ou améliorer ici dans cette école dans le sens du concept D+IP ?
- quelles sont les pistes d'actions concrètes que vous aimeriez mettre en œuvre ?
Un catalogue d'idées a pu être dégagé, sur lequel le groupe EG de l'école a continué de se pencher.
- Susciter l'envie, donner une raison d'être.
- Etre mieux informés de la situation personnelle des élèves.
- Renforcer les échanges entre les différents partenaires de la classe, mais à la condition de dégager du temps.
- Avoir une manière d'agir commune par classe.
- Mieux être informés des situations problématiques en début d'année.
- Signaler dès le début de l'année les cas d'élèves particuliers.
- Instaurer une demi-journée pédagogique (mi-septembre) consacrée à la transmission d'informations verticales et horizontale (interne à la classe).
- Instaurer une présence permanente de quelqu'un qui s'occuperait des cas difficiles (exclusion du cours).
- Etablir ou renforcer les entretiens individuels professeurs - élèves.
- Continuer à veiller à un bon climat scolaire: que les enfants continuent à venir volontiers chez nous !
- Améliorer la communication verticale et horizontale à la suite de situations-problèmes.
- Comment résoudre le problème des devoirs pas faits ?
- Redéfinir le rôle du professeur. (éducateur ? papa ? enseignant ?)
Les mesures suivantes sont appliquées dès la rentrée scolaire 2008-2009:
Clarification et transmission des informations
Une séance réunira les professeurs de classe et la direction dans les premières semaines d'école, afin d'éclairer ceux-ci sur les situations particulières des élèves de leurs classes. Le professeur de classe veillera à son tour à réunir les enseignants de la classe pour les informer avec précision des problèmes spécifiques de la classe.
Journal de bord
Ce document accompagnera la classe tout au long de la semaine, au même titre que la feuille des présences. Ce tableau permet à tout enseignant de signaler les manquements de l'élève, dans le domaine de l'application et du comportement ; celui-ci est analysé régulièrement par le professeur de classe, qui possède ainsi une vision plus globale de l'engagement de ses élèves. Il lui revient de prendre les dispositions nécessaires en cas de problèmes récurrents, comme convoquer l'élève, contacter les parents, réunir le réseau, etc. Deux modèles de journaux de bord sont proposés aux professeurs de classe, à eux de choisir celui qui leur convient le mieux ou d'en fabriquer un plus personnalisé. L'utilisation de ce journal de bord n'enlève aucune responsabilité à l'enseignant de branche qui continue de gérer les oublis et les devoirs pas faits.
Permanence de crise
Durant les sept heures de cours de la journée, ainsi qu'à midi, les adjoints de direction ou les médiateurs sont prêts à intervenir dans une classe où a surgi une crise. La notion de crise sera bien précisée : il s'agit bien de situations dans lesquelles l'enseignant se trouve en grande difficulté avec un élève et/ou avec une classe, également des cas où l'enseignant se trouve confronté à un problème qu'il ne parvient pas à gérer seul. Ces situations pourraient être par exemple un élève qui explose, qui menace physiquement ou qui s'en prend physiquement à une autre personne, un élève très agressif, une dispute, une agression, etc.
Ce système de permanence se veut rapide et efficace et devrait contribuer à renforcer le climat de sécurité.
Protocole de gestion des crises
Après l'aide immédiate apportée en cas de crise par le système de permanence, il convient de gérer la crise et de pouvoir intervenir de manière circonstanciée et adaptée à chaque cas de figure. Le groupe D+IP va établir un protocole de gestion des crises, afin de prendre en charge les élèves concernés, de manière ciblée et en tenant compte du type de problème.
Réflexion sur le thème des retenues et la problématique des devoirs pas faits.
La problématique des devoirs constitue une véritable préoccupation, tant sur le plan cantonal que dans notre école. Il convient de dresser un constat solide et objectif, sur la base de données statistiques, et de réfléchir à des mesures pouvant notablement améliorer la situation. Il conviendra d'agir au niveau de l'enseignement proprement dit, des branches, des programmes, mais aussi au niveau du comportement des élèves, du respect des règles, de l'engagement, de la motivation. Le domaine des retenues sera aussi analysé, car il est très directement lié cette problématique.
Un grand merci aux enseignants porteurs de ce projet; N. Rotzetter, R. Da Silva, A. Idoux S. Leibzig, E. Pillonel, A. Rudaz, D. Ruffieux, L. Galley de REPER et C. Perroud, directrice.
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